Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

11 février 2010

EDUCATION REGRESSION

bonjour

A PROPOS DE L'ÉDUCATION
Pourquoi la politique éducative de la majorité sarkozyste est une contre-réforme ?
La communication sarkozyste s’emploie à faire passer les différentes réformes gouvernementales comme des avancées
indispensables à toute entreprise de modernisation et d’adaptation de notre pays. En dépit de ces manipulations de circonstance, les acteurs du mouvement social et les salariés ne se font pas abuser par ces discours dilatoires. Ils savent
pertinemment qu’il s’agit de « contre-réformes » régressives, voire franchement réactionnaires au sens premier et plein du terme.

Le secteur de l’enseignement illustre parfaitement ce qui traduit à la fois une imposture consternante et une dérive préoccupante. La connaissance du passé peut permettre de percevoir avec clarté le présent immédiat afin d’alerter nos concitoyens de cette réalité malheureusement sans équivoque.
Quelques rappels historiques comparatifs sur les conditions d’organisation du corps des instituteurs en fournissent à cet égard un exemple édifiant.
Cette organisation s’effectua principalement en s’émancipant, progressivement et non sans mal, de la tutelle de l’Église. Une étape véritablement déterminante est à retenir dans ce processus. À partir de 1854, le recteur d’académie nomma seul
les instituteurs, les dégageant de la sorte du contrôle de l’Église et du « certificat de bonnes moeurs » que cette dernière délivrait.
On ne peut s’empêcher de rapprocher cette mesure du discours du Latran du président de la République dans lequel il théorisait la supériorité intrinsèque du prêtre sur l’instituteur dans la transmission des valeurs, au motif qu’il manquera
toujours au second « la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». C’était aussi dégager les instituteurs de l’ingérence des notables locaux par une mise à distance salutaire des intérêts privés et des
agissements clientélistes dans le fonctionnement de l’école. Force est de constater que l’on se dirige aujourd’hui dans la direction inverse avec les projets d’autonomie qui voient le jour au travers de la mise en place des Epep (Établissements publics d’enseignement primaire) s’orientant vers un mode managérial ou avec la présidence des conseils d’administration des lycées confiée à des personnalités extérieures dites « qualifiées » (par exemple élus locaux ou chefs d’entreprise). Le
prestige qui s’attacha aux instituteurs découla pour partie de la solide formation spécifique qui leur fut peu à peu accordée. Si les prémices datèrent de la loi Guizot de 1833 créant les Écoles normales,
l’accélération décisive se produisit sous la IIIe République, sous laquelle l’acte d’enseigner devint un métier qui devait faire l’objet d’un apprentissage.
La récente loi de recrutement et de formation des enseignants, connue sous le terme de « mastérisation », contrevient gravement à cette garantie élémentaire et à ce principe de bon sens en réduisant à la portion congrue le temps de
formation, sous couvert d’économies budgétaires.
La IIIe République octroya également aux instituteurs un statut qui participa grandement à façonner leur image de « hussards noirs » de la République.
En 1889, le corps des instituteurs intégra la fonction publique, portant à son terme le processus de sécularisation de l’institution scolaire. Cette fonctionnarisation représentait la condition sine qua non pour un exercice empreint de sérénité de leur métier. Depuis quelques années, nous assistons au contraire à une gigantesque entreprise de destitution del’enseignant qui passe notamment par une volonté sourde de casser les statuts (les décrets de mai 1950 sont régulièrement dans le collimateur, que ce soit avec celui de Robien de 2006, le rapport Pochard de 2008 ou les versions
successives de la réforme du lycée). Le recours de plus en plus systématique à des précaires (les fameux vacataires recrutés pour un contrat de droit privé de 200 heures, sous-payés pour être ensuite congédiés sans autre préavis) s’inscrit dans cette logique dévastatrice d’abaissement. Il est vrai que les libéraux ont fait du démantèlement de la « forteresse enseignante », une priorité.
La quasi-totalitéquasi-totalité des dernières dispositions ou intentions gouvernementales se situe résolument à rebours de l’évolution séculaire qui avait permis la structuration du service public de l’éducation nationale, institution de la République
par excellence. Elles dessinent en creux un projet de société sans contestation possible rétrograde Certes, nous ne sommes pas encore revenus au temps de Vichy qui décida de supprimer les Écoles normales considérées comme des foyers de
sédition. Mais il convient d’affirmer avec autant de force qu’il existe davantage que de simples relents réactionnaires dans la politique éducative de l’actuelle majorité. Les remises en cause du droit de grève et la criminalisation de la contestation ne
risquent-elles pas de donner des idées aux nostalgiques du serment d’allégeance que Vichy imposa aux enseignants ? Sans verser dans la dramatisation et l’anachronisme de mauvais aloi,
contentons-nouscontentons-nous de dire qu’il y a tout de même matière à s’alarmer.
Cordialement
Raymond Hottin

Posté par deboutpauvres à 10:03 - Education - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Ca continue

    Nous devons réagir
    Augmentation de la TVA à 19.6% sur les forfaits tripleplay.



    Pour le gouvernement, tous les moyens, et surtout les plus injustes, sont bons pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat sans remettre en cause le bouclier fiscal !
    En fait, il s’agit d’obéir aux critères de Maastricht et du Pacte de stabilité pour ramener le déficit budgétaire à 3%.
    Avec comme résultats la casse des services publics, la casse de notre système de santé, la casse de notre protection sociale…

    Je pense que pour faire une autre politique au service de tous, le déficit public est un outil nécessaire.

    Je refuse les politiques d’austérité en France et dans toute l’Europe.
    Les libéraux de tous poils font toujours payer les mêmes : les salariés et les retraités. Mais ils ne touchent pas au bouclier fiscal !

    La TVA est un impôt qui touche de la même façon tous les citoyens quels que soient leurs revenus et est donc plus lourd pour les pauvres que pour les riches.

    Sur injonction de la commission européenne, le gouvernement s’apprête à relever la TVA sur les forfaits « triple play » (télévision – Internet et téléphone). Je m'oppose à l’augmentation de ce taux de TVA.

    Aujourd’hui, les entreprises de télécommunications ont une politique financière à court terme dans le but d’augmenter les dividendes des actionnaires. Elles répercuteront donc l’augmentation de la TVA sur les consommateurs. Car cela fait longtemps qu’elles n’investissent plus ni dans la recherche ni dans le développement.

    Centres d’Appel

    Le secrétaire d’Etat à l’emploi a annoncé le 12 juillet dernier la tenue d’Assises des centres d’appels. Plus de nouvelles depuis cette annonce ! Encore une fois que du vent ! Que de lacom !
    Pourtant, ces assisses étaient censées aboutir à la suppression des délocalisations et de la sous-traitance, si présentes dans le secteur des télécommunications et ainsi créer de nombreux emplois en France. Et une rentrée naturelle d’argent par le biais des cotisations payées par ces nouveaux travailleurs.
    défendons une politique du plein emploi et une autre répartition des richesses.

    Ensemble, , construisons une alternative au libéralisme.
    Mon combat est votre combat
    Bien fraternellement
    Raymond Hottin

    Posté par Raymond Hottin, 05 octobre 2010 à 12:08

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