Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

16 juin 2010

L'âge légal repoussé à 62 ans d'ici à 2018

RÉFORME - RETRAITES - L'âge légal repoussé à 62 ans d'ici à 2018

Scandaleux

Encore une réforme à la marge qui est à « l'équilibre » avec des hypothèses plutôt farfelues (pleine emploi combinée à une croissance digne de celle de la Chine). Encore les jeunes qui vont payer les pots casser de cette absence de courage politique. La clef du problème est la gestion du départ à la retraite des papy boomers par l'application stricte de la devise de la république : liberté (départ dès que l'on souhaite mais avec un niveau de retraite proportionnel à la durée de travail), égalité (report brutal de l'age de la retraite pour tout les français), fraternité (niveau de retraite minimum et maximum). Par cette absence du respect des principes républicains qui font peser toutes les charges (déficit Etat, sécurité sociale, retraite) sur les générations futures, la génération des papy boomers laisse un pays en ruine et voudrait en être récompensé. Cette réforme les protège du résultat (chômage, misère) des décisions démagogiques qu?ils ont approuvés, tout au long de leur vie, par leur vote en les reportant par la précarisation des « autres » : les actifs (leur niveau de vie est déjà nettement plus faible que celui des retraités) et en particulier des jeunes (stage, CDD, intérim). La jeunesse ne vous dit pas merci...les anciens non plus

On nous explique depuis des mois sur fond de pavane médiatique l'évidence de faire sauter le tabou du droit à la retraite à 60ans et d'augmenter la durée de cotisation pour que la France ne s'effondre pas demain matin. C'est indiscutable. C'est inéluctable. Les gens vivent plus longtemps donc, en toute logique (?) ils doivent travailler plus longtemps. Hérétique celui qui oserait dire que le problème prioritaire est l'augmentation exponentielle du chômage. Sacrilège celui qui dirait que les plus pauvres seront encore plus pauvres. Argumenter que les 2/3 des 55-60 ans sont exclus du marché du travail est considéré comme un problème, lui, facilement soluble (affaire d'état d'esprit des employeurs !). La seule musique qui vaille est celle qui tend à instiller dans les esprits le principe de fatalité. Faire croire que de ne pas s'aligner sur nos voisins est inconcevable est un prétexte fallacieux. La prise en compte de la pénibilité telle que prévue n'est qu'une farce cynique. La participation des hauts revenus et du capital n'est que poudre aux yeux. Faire contribuer tous les régimes au sacrifice national est une manoeuvre de pure démagogie. Il s'agit, en fait, non pas de "sauver" le système de retraite mais d'obéir aux "marchés" en faisant des économies sur le dos des salariés. Ceux-là même qui ont pillé les Etats réclament maintenant, pour solder la dette de ces derniers, de serrer de force la ceinture de leurs peuples. Les retraités sont les premiers payeurs, qui seront les prochains ? Au rythme guilleret du tambour des cours boursiers, les galériens n'ont pas fini de ramer.

Réveillez vous aux barricades

Raymond et Didier

Posté par deboutpauvres à 19:32 - Retraite - Commentaires [0] - Permalien [#]
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