Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

28 octobre 2010

Honteux

 

Chers(es) camarades

Demain, c’est 1 million de demandeurs d’emploi qui vont se trouver sans ressource à la limite donc de la survie. Depuis plus de dix ans négociations après négociations certains partenaires sociaux signent avec le MEDEF des conventions qui laminent les droits d’indemnisations des demandeurs d’emploi. Aujourd’hui, conjuration des imbéciles oblige, tous s’étonnent des conséquences de leur choix à l’Unedic. Le spectacle ignoble que donnent à voir ces instances qui se refilent la patate chaude, sur le dos des chômeurs est intolérable. D’ailleurs, les solutions qu’ils proposent sont à leur niveau. Rien de nouveau sous le soleil de la misère. Pour se donner bonne conscience on propose de rallonger ceci et de proroger cela mais en fait sur le fond rien ne change.

 c’est déjà :

- 600 000 emplois détruit depuis 2008

C’est un triste record historique confirmé par les statistiques de l’INSEE. Du primaire au tertiaire, c’est tous les secteurs professionnels qui sont touchés. Quant à l’intérim , la durée des missions se réduit comme « Peau de chagrin ». A Pôle Emploi cela se traduit par une baisse de 20% des offres d’emploi

- Le taux de chômage passe la barre des 10% en France

Le chômage a progressé de 0,5 point au 4eme trimestre 2009 et de 1,8 point sur 1 an. La réalité désormais c’est 2, 7 millions de chômeurs en France métropolitaine, au sens du BIT

- 1 000 000 de demandeurs d’emploi sans ressource en 2010

Depuis décembre 2010, la polémique enfle entre l’état, le Medef et les syndicats des salariés sur les fins de droits ARE. En effet l’état n’a eu de cesse de faire baisser le chiffre afin de minimiser le problème. Et ainsi temporiser sur les aides à débloqués. De février à mars 2010 nous passons de 400 000 à 145 000 fin de droits c’est donc 855 000 personnes touchées qui sont ainsi fantomisées par le pouvoir.

- Des pôle emploi surchargés et des cafs asphyxiées

Des dossiers d’inscription s’entassent en nombre sur les bureaux, les agences regorgent de demandeurs d’emploi à la recherche d’un éventuel travail qui n’existe pas ou pratiquement plus ou bien à la recherche d’une aide bien justifiée au vue de la situation. Mais le système sature et génère des deux coté des guichets stress, violence et incompréhension. On se suicide à Pôle emploi à cause du « syndrome de l’incohérence » .

Il nous semble nécessaire d’instaurer un revenu décent inconditionnel pour tous avec ou sans travail à hauteur du Smic pour protéger socialement de l’exclusion des wagons entiers d’actuels et de futurs demandeurs « d’éventuels emplois ». Rappelons ici que le nombre d’offres a considérablement diminué à Pôle emploi et en tout cas ces offres de plus en plus rares sont souvent précaires et ne permettent plus de s’ancrer dans la stabilité.

Situation économique d’autant plus injuste que la finance internationale, après avoir réalisé le pillage des économies du monde, continue à s’engraisser sur le dos des peuples. Il n’y a pour s’en convaincre que de comparer les salaires indécents de certains patrons qui gagnent prés de deux millions d’euros par mois, de certains traders et de regarder les bénéfices des banques en 2009.

Dans ce contexte d’injustice, demander la création d’un revenu décent avec ou sans travail n’est aujourd’hui que justice sociale 

Peuple de France réveilles toi
Bien fraternellement
Raymond Hottin et Didier Collé

 

Posté par deboutpauvres à 19:11 - Chomage - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    La poste en danger

    Chers(es) camarades
    La Poste : attention danger !
    Article d’Yves Mescoff
    Mis en ligne le 30 octobre 2010
    Depuis quelques jours un accord entre la Poste,l’État et la CDC a vu le jour concernant l’augmentation de capital prévue par la loi qui a transformé la Poste en société anonyme. Les 2,7 milliards promis ont été actés (1,2 milliard par l’État, 1,5 par la CDC) mais pas dans les conditions dont rêvait Jean-Paul Bailly, le président de la Poste, candidat à un troisième mandat.

    En effet, cette augmentation de capital se fait à travers une sous-estimation évidente de la valorisation de la Poste (3 milliards au lieu des 9 milliards nets espérés) permettant ainsi à la CDC de disposer de 26,3 % des parts du capital, de 3 ou 4 sièges d’administrateurs et d’une minorité de blocage.

    De quoi susciter la crainte du personnel de la Poste. Il y a quelques mois, M. de Romanet, directeur général de la CDC, a en effet estimé que « certains engagements en matière sociale devaient être placés sous l’égide de la rigueur ». M. de Romanet vise en effet 8 % de rendement. Cela signifie encore plus de fermetures de bureaux de poste, moins de services publics et de personnels pour les usagers, plus de services payants à la carte pour les « clients » !

    Cela alors que la Poste va devoir faire face à une concurrence accrue, notamment dans le domaine du courrier, à compter de janvier 2011. Et que le courrier subit une érosion qui va en s’accélérant, victime des nouveaux comportements des entreprises et des particuliers qui préfèrent utiliser d’autres moyens de communication comme Internet. A tel point que certains parlent de la disparition du courrier à l’horizon 2030...

    Et à un moment où les suppressions d’emplois prévues d’ici 5 ans vont être massives : non- remplacement d’un postier sur 5 partant à la retraite, suppressions de CDD, incitation du personnel à rejoindre d’autres fonctions publiques ou à créer une entreprise ...

    Certes, il y a la Banque Postale, aujourd’hui premier fleuron de la Poste, dont elle est une filiale. La Banque Postale qui déploie ses activités tout azimut : assurance dommage, crédit à la consommation, on parle même de crédit aux PME.

    Mais la Banque Postale pourrait bien être la cible principale de la CDC. Et le possible rapprochement avec Dexia, ex-crédit local de France, aujourd’hui banque franco-belge où les investisseurs publics sont minoritaires, a de quoi inquiéter. Outre que le capital de Dexia renferme des créances douteuses, cela risquerait de se traduire par des suppressions d’emplois, une fermeture accélérée de bureaux de poste et par des changements stratégiques dont la Poste ne serait sans doute pas la grande gagnante.

    On le voit, les craintes exprimées par le Comité contre la privatisation de la Poste s’avèrent fondées.

    D’autant que cet accord avec la CDC va devoir être soumis à l’approbation de la Commission européenne, qui pourrait bien estimer qu’il y a aide d’État et exiger des contreparties comme la privatisation au moins partielle du capital.

    Quand on fait entrer le loup dans la bergerie, il ne faut pas s’étonner de voir disparaître quelques moutons. Sauf, qu’en l’occurrence, les moutons, ce sont des femmes et des hommes.

    Bien fraternellement

    Raymond Hottin

    Posté par Raymond Hottin, 01 novembre 2010 à 10:47

Poster un commentaire