Du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale : La masse salariale du secteur privé français, principale source de recettes pour la Sécurité sociale, s’est contractée de 1,3%  en 2009.-2010

La masse salariale n’a jamais baissé depuis 1949, date de création de l’institut de statistiques, à l’exception d’un trimestre pour faits de grève en 1968. La contraction de la masse salariale cette année est donc inédite depuis la création de la Sécurité sociale à la Libération.

Qu’est ce que la masse salariale ? :

Définition simple : Nombre d’actifs salariés multiplié par leurs salaires.

La masse salariale dépend du nombre d’emplois, mais aussi du niveau des salaires et primes. En 2009, le salaire moyen par tête (SMPT) a connu un rythme de hausse qualifié par l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale l’Acoss de « très modéré par rapport aux années précédentes » (+1,2% au 4ème trimestre sur un an, contre environ 2,5%). C’est dû à « l’impact de l’indemnisation du chômage partiel ».

 

Causes :

-           les destructions d’emplois salariés dans le privé ont atteint un niveau record l’année dernière: la France a perdu 322.000 emplois

-          Le recul de la masse salariale est dû principalement à la disparition d’emplois salariés mais aussi à la hausse du chômage partiel et à la diminution des heures supplémentaires.

-          Hausse très modérée des salaires, les prévisions de l’Acoss établies en octobre étaient néanmoins plus pessimistes et tablaient sur une baisse de -2,1% voire -2,5% en 2009. Finalement, après quatre trimestres consécutifs de baisse, la masse salariale s’est stabilisée au quatrième trimestre 2009 (+0,1% sur un trimestre, après -0,2% au 2ème et 3ème trimestre et -1,1% au1er trimestre). 

Conséquences :

-           La baisse d’un point de pourcentage de la masse salariale équivaut à deux milliards d’euros de recettesperdues par la Sécu. C’est la principale cause du creusement sans précédent du déficit du régime général (salariés) de la Sécurité sociale. A terme la sécurité sociale peut disparaître 

Actions : une et une seule !

-          Un rééquilibrage de la taxation des coûts de facteurs.donc taper sur les voleurs du médef dont le gouvernement est complice

 

Enfin, le recul de l’âge de la retraite est bien le pire des leviers à activer dans notre système actuel, compte-tenu de la difficulté de trouver, voire de conserver, un emploi pour les plus de 55 ans. Une telle mesure reviendrait simplement à refuser de payer des pensions à la frange de la population que ça ne manquera pas de mettre (ou de maintenir) au chômage. Il passe aussi sous silence l’hypocrisie qui consiste à demander de travailler plus longtemps à des seniors que l’on n’hésite pas par ailleurs à mettre à la porte, parce que trop chers et pas assez productifs… Cherchez l’erreur ! Lorsque les gens ont la possibilité de partir en retraite, c’est avec frénésie qu’ils s’y ruent … si le « bonheur par le travail » qu’on nous vend était source de bonheur, je pense qu’ils seraient plus nombreux à essayer de le conserver, et surtout cela se saurait.

 Mais ce n’est pas le plus choquant dans cette présentation du problème. Ce qui est choquant c’est que l’on balaye en faisant cela toutes les hypothèses macro-économiques qui ont permis de calculer ces projections. Hors ces hypothèses sont bien le résultat d’une politique économique et sociale, et donc d’un choix de société.que nous refusons

Les problèmes sont multiples.
 On voit que le financement repose à 75% sur les actifs (le travail). Est-ce normal quand en 20 ans, quelques 60 % de PIB ont “glissé” du travail vers le capital

Et cela nous ne l'accepterons jamais

Bien fraternellement

Raymond Hottin et Didier Collé