Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

19 février 2011

A NOUS LA VICTOIRE

 

Salauds de pauvres, jamais contents !.


Le slogan

Qui sème la misère récolte la colère »savez vous qu’il y a 21 % de chômage chez les jeunes des quartiers populaires, chiffre qui atteint 43 % quand ces mêmes jeunes sont issus de l’immigration.

On sait bien qu’en dehors des coups nous n’avons rien à attendre de la droite, de « ceux d’en face », mais tout au long des réactions dont nous abreuvent les hommes de gauche , ayant volonté d’encadrer cette misère, les citoyens redresseurs de torts se voulant compréhensifs, tout au long de leurs appels à la paix sociale, avez-vous remarqué que la troisième personne (« ils », « eux ») est la seule utilisée pour causer d’une colère qui pourtant nous concerne tous ?

Une colère que nous partageons en fait dans notre grande majorité, nous les bannis des feux de la rampe, les exploités, les abandonnés. Le pétage de plomb n’est pas « jeune », il est généralisé, bien au-delà de ses conséquences visibles en couleurs au journal de 20 heures, sauf qu’une dépression ou un suicide sont moins spectaculaires qu’un bel incendie.

Quand t’en peux plus, t’exploses… quitte à éclabousser le voisin, car le temps de la réflexion et de l’analyse est aussi un luxe. Alors on peut en écrire des pages, dire « qu’ils » (ces autres, ces étrangers à nos brillantes analyses autoproclamées) auraient dû faire ci et pas ça, dire ceci au lieu d’attaquer cela, mais jusqu’à quand va-t-on ignorer notre propre douleur, notre propre envie d’en finir avec une vie de survie ? Et surtout s’apercevoir que « leur » révolte est NÔTRE, car eux, c’est nous, nos enfants, nos frères, cousins, voisins.

La pensée de classe semble avoir bel et bien disparu du panorama des réflexions d’une gauche qui est moins de masse que de plus en plus « à la masse ». En échange, on y retrouve la peur du « gueux », du « voyou », de la « racaille », de la « canaille », du « lumpen », la trouille de ce « prolétariat en haillons » qui grouille sous les pieds de l’honnête salarié, prêt à lui saisir la cheville, lui casser sa bagnole et l’entraîner vers les affres du chômage et de la précarité à tous crins. Ouh ! le méchant gueux qui ne fait que le jeu du FN, qui tape à côté et préfère cramer les miettes puisqu’il ne peut avoir le gâteau… Crétin de gueux, tu crois qu’au Sahel ils seraient pas contents de les avoir, les belles miettes de droits que tu as ? Ingrat de gueux, tu ne sais pas qu’il y a toujours eu la petite bourgeoisie humaniste pour recadrer ta colère, comme en 1789, afin de la rendre productive et te donner de beaux droits ? Sale petit con de gueux, tu ne sais pas que pendant que tu baves d’envie aux vitrines de l’illusion capitaliste, la vraie avant-garde éclairée n’a que faire de basses volontés de possession matérialiste et préfère lire des livres qui causent de toi, pauvre gueux voyoutocrate transformé en glorieux prolétariat idéalisé ? Aujourd’hui tu crames l’institution qui te tend la main, mais c’est pas parce que tu n’as pas de foie gras qu’il faut brûler les toasts ! Salaud de pauvre, jamais content !

Ah, ce qui embête les politiques et les fabricants de boucs émissaires, c’est peut-être qu’ils ne savent pas par quel bout récupérer la colère populaire ! « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent. » Serait-ce trop demander à la gauche que de réveiller sa propre révolte de son sommeil plein de compromis confortables et d’exprimer sa fraternité aux insurgés en se rappelant cette phrase de Bertolt Brecht ?

" Une dépression ou un suicide sont moins spectaculaires qu’un bel incendie."

bon vote à tous

Amitiés fraternité 
Raymond Hottin - Didier Collé - Bout

 

Posté par deboutpauvres à 16:46 - Pauvres, pauvreté - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    surtout qu'il y a une loi de voté
    les sénateurs retraite à 58 ans
    je pense que les gens vont se révolter , obliger !

    Posté par patou, 26 février 2011 à 22:41

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