Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

04 avril 2011

Rassemblement Santé du 2 avril à la Bastille

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Rassemblement Santé du 2 avril à la Bastille : intervention de Jean-Claude Chailly, pour La Convergence
Mis en ligne le 4 avril 2011

Aujourd’hui des dizaines d’établissements sont en lutte en Ile-de-France et partout en France tant la mise en œuvre de la loi Bachelot est brutale et autoritaire. Rien que dans l’hôpital, 10 000 postes ont été supprimés en 2010 ; 45 000 autres doivent être supprimés d’ici 2013. Certes on a connu des fermetures avant les ARS, mais l’accélération est foudroyante. Il n’y a pas le choix : il faut amplifier la mobilisation contre les fermetures injustifiées, contre les privatisations directes ou indirectes. Usagers, élus, personnels, nous ne voulons pas du modèle américain si cher à M. Sarkozy et à Mme Parisot. Nous voulons que le droit à la santé pour toutes et pour tous devienne une réalité.

Après la réforme des retraites, la réforme dite de la dépendance est programmée pour cet été. C’est une réforme de la Sécurité sociale, une réforme de déstructuration de notre Sécurité sociale de 1945 parfaitement inacceptable.

Mais il n’y a pas que la santé, la Sécurité sociale. Tous les services publics sont concernés par la révision générale des politiques publiques.

La privatisation de la Poste s’est traduite par 10 000 suppressions d’emplois l’an dernier. 500 bureaux de Poste ferment chaque année. Les postiers aussi étaient en lutte mardi dernier.

Le fret SNCF est soumis à des réductions drastiques. La ligne Tours-Bordeaux est confiée à Vinci, avec le même type de partenariat public-privé que l’hôpital du sud francilien. Nombre de régions se débattent dans des difficultés insolubles avec les TER. Les cheminots aussi sont en lutte.

Encore 16 000 suppressions d’enseignants à la prochaine rentrée, ce qui paraît-il augmenterait la qualité de l’enseignement. Je conseille à nos ministres de retourner en CP acquérir les bases de la logique.

Les enseignants et les parents sont aussi en lutte.

La privatisation d’EDF et GDF, la loi Nome, se traduisent hélas comme prévu par des augmentations sauvages, le bradage pur et simple à des multinationales qui utilisent les fonds pour racheter des millions d’hectares en Ukraine ou ailleurs. Et je pourrais poursuivre toute la soirée sur tous les services publics, y compris les services publics régaliens, et étendre aux régressions dans le privé.

Le gouvernement dénature et décrédibilise la fonction publique en la gérant comme le privé. Le grand Paris, comme la réforme territoriale vise à tout mettre en concurrence, là aussi sur le modèle inégalitaire américain.

Le statut de la fonction publique contrairement à ce que beaucoup croient n’a pas pour but unique ni même principal de protéger les fonctionnaires. Le statut est le garant de l’intérêt général. C’est pourquoi le gouvernement, tout au service des multinationales veut s’en débarrasser.

Le principe d’égalité, fondement des services publics, fondement de notre modèle social, est remis insidieusement en cause sous l’hypocrite prétexte de limiter les dégâts pour les plus démunis, voire de retour à la charité

Il y a quelques jours le Conseil européen a entériné le Pacte pour l’euro, pour la compétitivité. Je vous en conseille la lecture. Il vise à graver dans le marbre l’’austérité renforcée pour tous les pays, la baisse généralisée des salaires et des retraites, les privatisations. C’est l’aggravation de la politique qui a amené la crise. Elle va droit dans le mur. Et pourtant le Conseil européen, Mme Merkel et M Sarkozy en tête, veulent la rendre irréversible quels que soient le résultat des élections. Il a fallu des siècles pour conquérir le suffrage universel. Ce pacte qui nous est proposé sinon imposé par les marchés est la négation du suffrage universel, de la souveraineté nationale, de la République.

Nous ne sommes pas réunis ici pour rester dans le constat. Nous représentons des millions de gens. Comme pour les retraites nous sommes la majorité.

Nous sommes réunis ici pour amplifier, pour faire converger nos forces, pour faire converger les luttes légitimes. Nous refusons de revenir au 19ème siècle. Nous lutterons pour préserver les acquis de nos anciens. Nous lutterons pour reconquérir le terrain perdu. Nous lutterons pour une nouvelle étape de progrès.

TOUS ENSEMBLE NOUS VAINCRONS.

Pour l'antenne Dunkerque

Raymond Hottin

Didier Collé

Posté par deboutpauvres à 12:24 - REsistance SOciale - Commentaires [0] - Permalien [#]

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