Debout Les Pauvres

Ensemble formons un collectif citoyenneté afin de réagir au sacage du pays mené par une politique qui oublie que la richesse accumulée par des années de travaux, ne peut se faire sans nous, prenons en main notre destin et refusons l'ineluctable.

26 juin 2010

Le ROI ment

Diversions Du monarque ou mensonge comme vous voulez     magiciens010
Un nouveau sondage est tombé, révélant l'hostilité des Français interrogés au projet Woerth/Sarkozy. A ce propos, l'une des critiques récurrentes contre le projet est l'ampleur du chômage des seniors. Lors de sa présentation mercredi dernier, Eric Woerth promettait que l'allongement de la durée d'activité, via le recul de l'âge de départ en retraite, allait mécaniquement augmenter l'emploi des seniors. Les évolutions récentes démontrent le contraire. Depuis 2003, la durée de cotisation du secteur privé puis du secteur public a été allongée, et les préretraites surtaxées par la réforme Fillon. Une étude du ministère du travail sur l'évolution des préretraites, rappelée récemment par le monde se concluait par un constat inquiétant mais connu : même si le nombre de préretraites subventionnées a largement diminué depuis 2002, les seniors restent l'une des variables d'ajustement préférées des entreprises: «la forte diminution des entrées en préretraite publique s'est accompagnée depuis 2002 d'une augmentation très sensible du nombre d'entrées en chômage indemnisé des personnes de plus de 55 ans».  La réforme risque ainsi de pénaliser l'industrie, qui souffre de sureffectifs importants et d'une pyramide des âges de ses salariés déséquilibrée en faveur de salariés âgés. D'aucuns anticipent une accélération des plans de réduction d'effectif aux détriments des salariés âgés.

En marge de sa visite dans les Pyrénées Nicolas Sarkozy, l'air toujours grave et compatissant, avait glissé quelques phrases de commentaires: Il sera «très attentif dans les semaines» qui viennent aux discussions avec les syndicats concernant «la situation de ceux qui ont commencé à travailler très tôt, la situation de ceux qui ont des emplois pénibles et sur la question difficile des polypensionnés, c'est-à-dire de ceux qui (...) ont fait plusieurs carrières». «Je serai très à l'écoute sur tout ça. (...) je serai aussi très attentif au fait qu'on maintienne le dialogue. Mais en même temps, je veux que dans les dix années qui viennent, vos régimes de retraite soient à l'équilibre». La manoeuvre est évidente : la pénibilité a été jetée comme un épouvantail, pour cristalliser les critiques.

Pour le reste, le Monarque met en oeuvre, par petites touches, une rigueur inéquitable et insuffisante Après les 20 milliards d'euros d'économiser via les mesures d'âge, les régimes de retraites seront toujours déficitaires d'une grosse quinzaine de milliards d'euros par an, dans le scenario très optimistes (croissance, plein emploi) du gouvernement. Côté budget, Claude Guéant a tenté de déminer la polémique née de ses propos au Financial Times le week-end dernier une récente analyse estime que les mesures annoncées (45 milliards d'euros d'économies en 3 ans) n'auront que peu d'impact sur le niveau de la dette publique.

Sarkozy à la bastille

Bonne Journée

Raymond

Posté par deboutpauvres à 19:51 - Retraite - Commentaires [0] - Permalien [#]
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